Ardéal

Pays de labours et de foins, de sapins et de rivières ou l’humour et la cordialité règnent en maîtres dans un parfum de crottin de cheval et d’alcool de prune.

Ardéal, c‘est l’autre nom de la Transylvanie, utilisé par la population roumaine de cette région de Roumanie, qui a fait partie de l’empire austro-hongrois puis de la Hongrie jusqu’en 1920 (le nom hongrois est  Erdély). Dans cette région, la plupart des villes et villages ont 3 noms (roumain, hongrois ou allemand) selon la nationalité de ceux qui les habitent.

 Patrice Gabet : Violon, violon à pavillon, voix

Philippe Franceschi : Bratsch, clarinette

Christiane Ildevert : Contrebasse, voix

Le trio à cordes de Transylvanie, violon, bratsch (violon d’accompagnement à 3 cordes et chevalet plat), contrebasse est une forme qui remonte à la musique de cour du royaume de Hongrie, et le répertoire comporte des musiques dont on peut trouver trace dans des manuscrits du 17eme siècle.

C’est néanmoins une musique très populaire et vivante aujourd’hui en Transylvanie ; elle est jouée  dans toutes les occasions de la vie (mariages, baptêmes, enterrements, anniversaires, fêtes rituelles et calendales…).

La diversité ethnique (roumains, hongrois, allemands, serbes, ukrainiens et tsiganes) a donné à cette musique une grande richesse qui avait tant intéressé Béla Bartok, et de grandes lignées de musiciens professionnels souvent d’origine Rom l’a porté à des sommets de raffinement et de virtuosité.